Charte de l’AIH

 Charte de l’aumonier israelite des hopitaux de France

Préambule

 L’aumônerie hospitalière s’inscrit dans le cadre de la loi du 9 décembre 1905 relatif à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui précise que la République assure la liberté de conscience. « Elle garantit le libre exercice des cultes (…) dans les établissements publics tels que (…) les hospices, asiles et hôpitaux ». En conséquence : les aumôneries et lieux de culte dans les établissements de santé,  ainsi que dans les établissements médico-sociaux ont pour raison première de garantir l’exercice de la liberté religieuse auprès des personnes retenues éloignées de leur lieu de vie.

Les aumôneries sont sous la responsabilité des aumôniers, proposés par l’Aumônerie Nationale Israélite des Hôpitaux et sont nommés par elle dans les établissements publics. Ce ministère s’exerce en lien avec l’administration de l’établissement et l’Aumônerie Nationale Israélite des Hôpitaux. L’aumônier affecté à cette fonction est formé pour parfaire les capacités requises telles que l’écoute, le dialogue, la discrétion, le travail en équipe, la formation initiale et continue.

L’aumônerie : un service des personnes

Toute souffrance résultant de la maladie, du handicap ou de la dépendance, retentit sur la personne tout entière ainsi que sur ses proches. Le soutien moral et spirituel est une composante essentielle de la prise en charge de la personne dans sa globalité.

L’aumônier israélite des hôpitaux s’engage :

 Au soutien humain, spirituel et religieux du patient, de ses proches, ainsi qu’à celui du personnel, dès lors qu’ils en ont exprimé le besoin.

  • Etre disponible envers toute personne souffrante en demande de présence et d’accompagnement, de manière inconditionnelle.
  • Fournir un rapport détaillé de ses activités tous les trimestres à l’Aumônerie Nationale Israélite des Hôpitaux par email à aih@consistoire.org.
  • S’assurer auprès de l’économat de l’hôpital pour qu’ils aient en réserve un nombre de barquettes cachères conséquent.

 L’aumônerie s’attache particulièrement à :

 

  • Prôner le respect envers la personne souffrante, sa famille, le personnel, les autres aumôneries.

 L’aumônerie : un service du grand rabbinat regional et national

 L’aumônerie propose :

  • La présence effective d’un aumônier ou d’un responsable d’aumônerie sur les sites hospitaliers et médicaux.
  • Une formation initiale de l’aumônier israélite obligatoire suivie d’une formation continue régulière.
  • La possibilité pour tout patient israélite qui souhaite s’alimenter selon les préceptes de leur foi religieuse de pouvoir le faire.
  • La mise en place, lorsque cela est possible, d’une équipe de visiteurs choisis, formés et suivis par l’aumônier pour travailler avec lui en étroite collaboration. Il en est responsable devant la Direction hospitalière.
  • L’organisation de visite et  de célébrations lors des fêtes religieuses du calendrier hébraïque.
  • L’aumônier et les visiteurs dépendent et sont en lien avec l’Aumônerie Nationale Israélite des Hôpitaux.

L’aumônerie, service à part entière, est un maillon dans la démarche du soin :

 

  • Elle s’inscrit dans la culture hospitalière et l’intègre.
  • Elle travaille en lien avec les différentes directions et les divers services de l’hôpital ; selon les lieux, elle participe à la dynamique de la « démarche qualité ».
  • Elle répond aux demandes formulées pour les actes cultuels spécifiquement demandés par le malade, dans le respect des pratiques religieuses.
  • Elle participe à la réflexion et au débat éthique en particulier sur le site.
  • Elle entretien d’étroites relations avec les aumôneries des autres cultes, dans un esprit de partage de respect  de reconnaissance mutuelle.
  • Elle entretient un lien cordial avec les associations de bénévoles d’accompagnement présentes sur le site ou voisines (Or Hanna…).
  • Par ailleurs, l’aumônier peut être intégré à des équipes pluridisciplinaires : il intervient pour le soin de la douleur morale ou souffrance spirituelle, en complémentarité avec les autres acteurs du soin. Il est également attentif aux besoins de l’entourage du patient et du personnel.

De par sa fonction, il sera soumis au secret professionnel et à l’exercice du secret partagé.[1] Il serait louable que l’aumônier puisse continuer à garder des contacts avec les patients même après leur départ de l’hôpital (mail, téléphone…).

 Lu et approuvé par Monsieur l’aumônier  israélite de l’hôpital de ….


[1] Loi du 4 mars 2002, relative aux droits des patients